Vendredi dernier, lors d’un cours à la fac, la question du monopole et de la puissance de Google a été abordé. Le prof et l’intervenant de chez ISOBAR critiquaient la position monopolistique de Google et surtout son algorithme (avec des arguments peu convainquant, mais ce n’est pas la question). Le reproche qu’ils faisaient en somme était que Google ne favorisait pas assez les grandes entreprises en matière de SEO et qu’il devrait avoir une entente entre les grands groupes de même secteurs pour se partager les keywords. Bref n’importe quoi…
Ne voulant pas rentrer dans cette conversation absurde, je me suis permis de dire que quand bien même on ne serait pas d’accord avec Google, il ne serait pas possible de toute manière pour une entreprise de rattraper Google en terme de puissance de calcul (je faisais bien entendu référence à Francis Pisani, journaliste du monde qui avait dit que « Toute entreprise visant à combattre ou à entrer en compétition avec Google doit savoir qu’il lui faudra des milliards de dollars et des années avant d’arriver à cette infrastructure. Il faudra être plus intelligent car on ne pourra pas être aussi dispersé et aussi puissant en terme de serveurs, d’ordinateurs et de tuyaux les reliant »). Et voici la suite de la conversation entre le prof et moi:
Le prof: « Bien sur que si! Et le réseau Akamai avec 12 000 serveurs en Europe?! » (me dit il après m’avoir regardé 3 secondes d’un air atterré)
Moi: « heu… 12 000 serveurs c’est… peu… » (dis-je tout bas, tout en étant abasourdi par une réponse aussi absurde)
Le prof: « 12 000 en Europe! » (attendant que je renchérisse sur son affirmation)
Moi: …
Je ne dis rien. Ça n’aurait servi à rien à part à humilier le prof en lui annonçant que d’après mes derniers chiffres (et ils datent….) Google avait 1 million de serveurs et que d’après The Economist, Google aurait actuellement plus de 2 000 000 de serveurs… J’ai été vraiment surpris par ce « 12 000 serveurs ». Même une boite (ok, c’est le leader européen) comme OVH en possède plus de 70 000….
Ce qui est dommage c’est que lorsque l’on discute avec un prof de plus de 40 ans, qui est chef d’entreprise et qui a roulé sa bille dans le web, c’est qu’il n’est pas possible de discuter. L’ego prend le dessus immédiatement et il est hors de question qu’un petit étudiant remette en doute ses convictions. On peut discuter mais pas trop…




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